Paris, le 4 mars 2025 – Alors que la Banque de France prévoit une reprise de la croissance économique entre cette année et 2026, les entreprises doivent naviguer depuis plusieurs mois au gré des incertitudes politiques, économiques et sociales. Et, tandis que les recrutements sont gelés dans de nombreux secteurs, les dirigeants sont aujourd’hui challengés dans leur quête de leviers de croissance et de pérennisation de l’activité. C’est dans ce contexte que Grant Alexander, partenaire de la performance des organisations et de leurs dirigeants, partage les résultats d’une étude exclusive destinée à évaluer la perception qu’ont les dirigeants du management de transition et l’usage qu’ils en font.
Ses principaux enseignements sont les suivants :
- 40% des dirigeants n’ont jamais entendu parler du management de transition
- Seulement un tiers des répondants sait exactement ce qu’est le management de transition
- 1 dirigeant sur 5 a déjà fait appel à un manager de transition
- 90% des dirigeants ayant eu recours au management de transition en sont satisfaits
- La situation de crise n’est pas l’unique contexte d’intervention des managers de transition : les dirigeants les ont autant sollicités pour ce contexte que pour améliorer la rentabilité de leur structure (respectivement 45% et 47%)
- 1 dirigeant sur 10 voit le management de transition comme un outil à mobiliser régulièrement en cas de besoin
- 85% des répondants considèrent que le coût de ce type de missions peut être un frein
- L’atout le plus plébiscité du management de transition : le regard extérieur apporté (89%)
- Les dirigeants pensent que le manager de transition est un homme (à 77%) de plus de 50 ans (à 58%)
UNE NOTION DE MIEUX EN MIEUX APPRÉHENDÉE MAIS ENCORE MÉCONNUE
L’enquête OpinionWay pour Grant Alexander dresse d’abord un état des lieux de la connaissance et de la maîtrise de la notion de management de transition. Parfois vu comme un « pompier » appelé pour sauver une entreprise d’une situation de crise ou encore comme un « cost-killer », la réalité du manager de transition est en fait bien plus vaste puisque celui-ci intervient dans le cadre de missions temporaires de transformation et d´accompagnement des changements et, donc, sur un éventail de problématiques particulièrement large.
Ainsi, si une majorité de dirigeants (60%) affirme avoir déjà entendu parler du management de transition, seulement un sur trois (32%) déclare bien voir ce dont il s’agit. Pour autant, le « travail
d’évangélisation » du métier est loin d’être achevé, 40% des dirigeants reconnaissant n’en avoir jamais entendu parler !
Interrogés sur leur expérience du management de transition, une majorité de dirigeants (78%) déclare ne jamais avoir eu recours au management de transition. Dans le détail, 66% d’entre eux précisent même qu’ils n’y feront probablement jamais appel. En revanche, 12% d’entre eux projettent de faire appel à un manager de transition.
En effet, le recours reste encore minoritaire, un constat à relier directement aux freins perçus. Ces derniers traduisent souvent la méconnaissance des sondés quant au management de transition. Ainsi, si la majorité des dirigeants invoque le coût à allouer à ce type de missions (85%), ils sont presque aussi nombreux à craindre que le manager de transition manque de connaissances quant à la culture et aux particularités de la structure accompagnée (84%). Un frein massivement pointé du doigt par les dirigeants du secteur de l’industrie (96%).
Le manque d’appréhension de ce qu’est le métier et comment il fonctionne arrive, lui, plus loin derrière avec 68% des réponses. Quant à 60% des répondants, ils craignent une potentielle perception négative de la part des collaborateurs. Dans le détail, ce sujet semble davantage inquiéter les hommes que les femmes (73 contre 54%). Vient ensuite la crainte d’un manque d’engagement à long terme. Enfin, le fait qu’il ne soit amené à rester qu’un temps restreint demeure problématique pour 53% des répondants. Une crainte qui croît à mesure que la taille de la structure du dirigeant rétrécit (de 45% pour les structures de 250 salariés et plus à 55% pour les entreprises de 50 à 99 salariés).
L’enquête explore ensuite les contextes dans lesquels le manager de transition intervient. On trouve ainsi à la première place le remplacement d’un manager ou cadre dirigeant durant quelques mois (64%), puis l’accompagnement des transformations de l’organisation (58%). Point intéressant relevé par l’étude, l’amélioration de la performance et/ou la rentabilité de l’entreprise est le troisième contexte le plus cité (47% des choix des dirigeants) devant la gestion de situations de crise, qui n’arrive qu’au pied du podium (45%). Preuve en est que les managers de transition peuvent se voir confier les challenges les plus stratégiques d’une organisation, 44% des dirigeants ont fait appel à ces derniers pour conduire des projets d’innovation, transformation notamment digitale, etc.
Quant aux répondants qui pourraient y faire appel à l’avenir, s’ils désignent l’accompagnement des transformations et le remplacement du manager ou cadre dirigeant en première (71%) et deuxième places (68%), la gestion de crise, elle, est également davantage mentionnée (62%). Autre différence notable avec les dirigeants ayant déjà fait l’expérience, la conduite de stratégies d’innovation, elle, arrive dernière (avec 49%).
« Ces chiffres sont très instructifs pour la profession car, s’ils traduisent d’un côté la difficulté que les dirigeants ont à se projeter dans le fait de solliciter un manager de transition, de l’autre, leur niveau de connaissance sur le sujet prouve surtout que la plupart d’entre eux n’imagine pas l’étendue et la diversité des problématiques sur lesquelles ces professionnels peuvent intervenir. Et c’est à nous, acteurs du conseil RH, qu’incombe la mission d’accompagner les entreprises dans l’appréhension de ce puissant outil », commente Alban AZZOPARDI, Directeur Général de Grant Alexander – Executive Interim.
LE PORTRAIT-ROBOT DU MANAGER DE TRANSITION
Interrogés sur la projection qu’ils ont du manager de transition, les répondants désignent en large majorité un homme (77% des répondants). Dans le détail, plus les répondants prennent de l’âge et plus ils sont nombreux à faire ce choix (cela va de 73% des moins de 40 ans à 84% chez les 50 ans et plus) et l’on observe logiquement la dynamique inverse chez les dirigeants ayant choisi une femme : ils sont 25% chez les moins de 40 ans et ne représentent plus que 14% des répondants chez les 50 ans et plus.
Le critère de l’âge, lui, divise davantage les répondants : 58% penchent pour un dirigeant senior (plus de 50 ans) et 41% pour des profils plus jeunes (moins de 50 ans). Les dirigeantes sont celles qui ont le plus d’aisance à imaginer quelqu’un de moins âgé endosser le costume de manager de transition (43% d’entre elles contre 36% chez les hommes). Une conviction également plus présente au sein des plus petites structures (44% des entreprises de 50 à 99 salariés contre 26% de celles de plus de 250 collaborateurs).
Quant à la perception de son utilité, 92% envisage le recours au management de transition comme une solution ponctuelle et exceptionnelle. Ils ne sont, aujourd’hui encore, que 8% à le voir comme un outil indispensable que les DRH et dirigeants peuvent mobiliser régulièrement en cas de besoin.
UNE SATISFACTION RECORD
Malgré un recours minoritaire, le management de transition semble donner pleine satisfaction aux dirigeants qui en ont fait l’expérience. En effet, 90% d’entre eux affirment en être satisfaits, dont 63% déclarant l’être totalement. Il faut dire que les atouts du manager de transition ne manquent pas aux yeux des dirigeants. Ainsi, pour 89% d’entre eux, le premier avantage perçu semble, de toute évidence, le regard extérieur qu’il peut porter sur l’entreprise. Vient ensuite la variété de ses expériences et missions passées (82%) puis sa grande expertise sur les sujets les plus pointus (81%). Pour 78% des dirigeants, le fait de pouvoir insuffler une nouvelle dynamique au sein d’une équipe est très précieux tandis que 74% retiennent sa flexibilité et sa disponibilité et 73% son utilisation de méthodologies spécifiques et éprouvées.
Frein pour les uns, atout pour les autres : la courte période de sa mission est, aux yeux de 54% des dirigeants, un point appréciable.
« De toute évidence, les meilleurs ambassadeurs du manager de transition ne sont autre que les dirigeants ayant eu l’opportunité d’y faire appel ! Leurs réponses prouvent à quel point celui-ci représente un véritable couteau-suisse au service de la transformation et de la performance. Il y a là matière à un changement de paradigme, où le recours au management de transition ne se ferait plus de façon contrainte, après épuisement de moyens plus « classiques », mais de façon plus éclairée et en pleine connaissance des atouts à en tirer : ‘avoir la bonne compétence au bon moment’. Le contexte actuel, fait d’incertitudes, ne fait que renforcer la pertinence de cet outil et l’agilité qui le caractérise. Enfin, le recours au management de transition ne s’improvise pas et les dirigeants ont tout intérêt à se faire accompagner pour préparer cela au mieux. A la clé : la pérennité de l’organisation… », conclut Alban Azzopardi.
Cette étude a été menée par OpinionWay auprès d’un échantillon de 201 cadres dirigeants (PDG, DG, DRH, DAF, DirCom, Directeur des opérations…). Tous les répondants travaillent dans des entreprises du secteur privé de 50 salariés et plus. Ces entretiens ont été menés entre le 26 novembre et le 15 décembre 2024.
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CONTACTS PRESSE : AGENCE ØCONNECTION
Emeline Réthoré – erethore@oconnection.fr – 06 30 61 51 67
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A propos de Grant Alexander
Depuis plus de 30 ans, Grant Alexander est le partenaire de la performance des organisations et de leurs dirigeants qu’il accompagne de manière globale sur tous leurs besoins en gestion et développement de la compétence, avec une réponse toujours sur mesure. Groupe multi-spécialiste de conseil et services RH, avec 5 activités (Executive Search, Executive Interim, Leadership Development, Transformation Advisory et Operating Leaders), il intervient dans tous les secteurs, sur toutes les fonctions (dirigeants / experts / profils rares), partout dans le monde. Il dispose de plusieurs implantations en France (Paris, Aix-Marseille, Lille, Lyon, Nantes, Toulouse) et en Suisse (Genève, Lausanne, Fribourg) et est, par ailleurs, le partenaire exclusif en France et en Suisse d’InterSearch, réseau mondial leader dans le recrutement de cadres dirigeants. Dans le cadre de sa démarche RSE, Grant Alexander est « Entreprise engagée » (EcoVadis).